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Saint- ValentinES

14 février 2012

Ne fuyez pas, je n’ai pas l’intention de faire un billet pro versus anti Saint- Valentin. Primo, on s’en fiche pas mal, deuxio il est un peu tard pour y réfléchir, tercio on serait trop en avance sur le 14 février 2013, et quadro… de Cémoi (hormones en hausse et humour douteux)? Je voulais juste lancer un énorme clin d’œil aux copines plus ou moins célibataires qui ont souvent plus d’attentions entre elles qu’un garçon n’en aura jamais envers sa gueuse, quelle que soit la date. En témoignent les textos et les mails reçus de mes Valentines en émoi en ce mardi et tous les autres mois.

Sans parler des quelques jours passés avec la plus Marseillaise des Singapouriennes en long week- end dans mes collines rouges. Qui m’a rapporté un T- shirt à paillettes pour parfaire ma collec’, qui m’a ramené du figatellu pour me faire patienter jusqu’à la prochaine échappée corse, qui s’est levée aux aurores pour m’offrir des fleurs en cachette, qui a pris soin de les tremper dans une carafe sans cristal qu’elle a préalablement orné de cœurs précieux en plastique, qui descend du vin chaud et des hamburgers à toute heure, qui s’extasie devant les lumières de la capitale… Et même le bus 38! S., pas d’inquiétude, ceci n’est pas une déclaration d’amour, il te manque quelques instruments indispensables à la survie de l’espèce (et de ma couette) pour que je vire du côté droit de la Rive.

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S. étant repartie en Asie, j’ai dû faire avec les moyens du bord aujourd’hui. Appelons- le Kevin, il pourrait être mon père, et sa façon à lui de me déclarer son fuego, c’est de me coller du rab de frites. Presque 7 ans que cette relation platonique et huileuse se joue sous les feux de la cantine (et des railleries des collègues jalouses). Ce midi, il m’a demandé si le  chanceux qui partageait “les plus jolis yeux de la Ville de Paris” (eh ouais, #keskiya) m’avait gâtée. Face à ma réponse négative, il s’est empressé d’ajouter une tomate provençale gratuite et bien aillée sur ma montagne de frites pour consoler mon steak seul & saignant. Je le soupçonne d’aimer les femmes plantureuses et de veiller sur ma ligne gironde, mais quelle gourmande ne fondrait pas devant tant d’égards? Indice: c’est une affamée qui préfère le parmesan aux diamants qui écrit.

Après cette avalanche d’émotions et de calories, je ne sais plus vraiment où je voulais poser ma fourchette. Ah oui! On ne choisit pas toujours son Kevin, on cherche souvent à tort et avec hâte un Valentin qui prend son temps pour payer ses pivoines (perso j’aime pas les roses), mais on choisit ses ami(e)s avec parcimonie et la couleur qu’on veut bien donner aux détails de sa vie. C’était la pensée amicizia- romantico- existentielle de l’année.

NB aux casé(e)s: N’oubliez jamais qu’on peut recevoir un bouquet plus gros que la connerie de son Valentin le 14 février, et se faire larguer comme une moins que rien le lendemain. Souvenir de sombre débutante devenue vieille routarde, qui a déjà testé pour vous le goujat émasculé qui trouvait que ça se faisait pas de quitter l’idéal féminin le jour des amoureux. C’est vrai, quelques heures après, c’est tellement mieux!

Aujourd’hui “PRESQUE”

7 février 2012

J’ai mis des draps propres et pas repassés, rempli le frigo de jus de pommes bio et laissé le jus de raisin au tanin à température ambiante, allumé des bougies à la figue pour lui rappeler la chaleur imaginaire de Marseille en hiver, puis concocté un gâteau à la farine de châtaigne pour la touche corsica- caldissima et faire ainsi honneur au fuego international dont nous sommes les dignes représentantes, éclairci mes pointes de cheveux genre je reviens d’une plage balinaise alors que je pleure des glaçons affreusement  emmitouflée sous un soleil polaire (mais surtout pas pour être un peu plus con sur les bords comme m’a demandé un collègue insolent), j’ai même passé l’aspirateur, mais les coins n’en ont pas voulu puisqu’ils n’ont pas daigné s’approcher, c’était moins une pour que je m’attaque aux carreaux. Heureusement, je suis tombée sur un vieil épisode de Beverly Hills 90210 en m’accordant une pause et j’ai fini un vieux roman oublié en rangeant le salon: le naturel bordélique & flemmard est revenu au galop pour arrêter mon desperate élan à temps. Cependant, on a rarement vu demie- journée de RTT plus productive. Il fallait absolument en faire part via SMS à ma plus grande admiratrice.

Devant tant d’exploits à la fois, maman a dit que je serais PRESQUE bonne à marier quand j’accueille une copine du bout du monde en vacances à Paris. Que la gente masculine se rassure; je n’en ai jamais fait autant pour un garçon qui habiterait à quelques pâtés de maisons. Se faire le maillot, c’est déjà beaucoup (que celles qui clament haut & fort que ça fait même pas mal sont des grosses menteuses, ou des petites frigides).

Michou- Michou, je sais plus où je voulais en venir (pas à l’épilation du bas en tous cas), mais une chose est sûre: grève Air France, retard SNCF ou autre voyageur sur les voies RATP; on t’attend de pied ferme et en forme à la capitale!

YIIIHAAA!

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“. Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. Puis je complique autant que je me facilite la donne en m’imposant une consigne supplémentaire: 7 minutes maximum pour déposer mon essai. La totalité de ces posts se trouve ici.

(Je sais, c’est le 2e post de suite issu de cette catégorie, mais elle est très pratique pour forcer les femmes flemmardes et pressées à remplir un minimum leur blog… et à enfreindre les règles: j’t'en collerais des 100 mots maximum moi!)

Aujourd’hui “vêtement”

5 février 2012

 

Réveil sous manteau blanc…

 

(dans une banlieue fraternelle qui n’est plus vraiment la mienne)

 

Arrivée hier soir par temps sec avec des talons de 12 cm…

 

(la blogueuse mode rules the world mais ne regarde pas la météo)

 

Obligée de s’acheter des nouvelles bottes au lieu d’aller à la messe?
 

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“. Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. Puis je complique autant que je me facilite la donne en m’imposant une consigne supplémentaire: 7 minutes maximum pour déposer mon essai. La totalité de ces posts se trouve ici.

En passant… #Syntagme 16

2 février 2012
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Lorsqu’il s’est assis quatre ou cinq rangs devant moi, la salle était déjà plongée dans l’obscurité [...]

Pour lire la suite de ce texte

et admirer en grand la photo de Nico,

c’est ICI que ça se passe!

www.syntagme.eu

Aurélie (i.e moi) met des mots sur la lumière de Nico,

ou Nico met de la lumière sur les mots d’Aurélie (i.e toujours moi!)


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Petite piqûre de rappel pour les plus ou moins proches qui auraient tendance à faire des amalgames rapides: les textes écrits pour Syntagme n’ont pas forcément vocation à être autobiographiques. Surtout quand ils datent du printemps 2011… Nico, continue à mettre du temps pour t’imprégner de mes mots avant de prendre ta photo en février 2012… C’est le genre de surprise qui réchauffe, même en prenant le risque d’enlever mes gants pour ouvrir le .jpeg par -38° à l’ombre de l’arrêt de bus sibérien, même en redécouvrant un texte que je n’aurais jamais écrit aujourd’hui (ou pas tout à fait comme ça, mais c’est le jeu du jetlag mon pauvre lecteur).

Aujourd’hui “ce qui m’empêche d’écrire”

25 janvier 2012

C’est l’obligation de travailler sur Excel et de rédiger beaucoup trop de mails professionnels. C’est le temps qui file, le métro qu’il faut attraper, la machine à laver qui déborde, les copines qui bavardent, le vin qui floode et la bonne excuse facile. C’est vous derrière l’écran, espérer et craindre votre jugement à la fois. Les inconnus on s’en fiche, mais le jugement des aimants, le jugement de ceux que je vais aimer ou que j’aime déjà, mais qui ne le savent pas encore, voire peut- être jamais: c’est  déroutant. Aujourd’hui ce qui m’empêche d’écrire, c’est la peur mêlée au piment d’attirer à peu près qui on veut entre des lignes rouges, surtout ceux qu’il conviendrait de laisser agripper aux courbes blanches. C’est lire des tas d’autres gens qui font ça tellement mieux, l’écriture.

(#avectoi?)

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“. Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. 

Alors voilà, j’inaugure une nouvelle catégorie et je m’y attellerai sans régularité mais avec envie. Puis je complique autant que je me facilite la donne en m’imposant une consigne supplémentaire: 7 minutes maximum pour déposer mon essai. Je vous invite ardemment à dévorer le talent de la Bouseuse en la matière, qui m’a fait découvrir et apprécier l’exercice pour que je finisse par m’y risquer à mon tour. Je lui demande ce soir et elle me renvoie dans la seconde le calendrier perpétuel avec les thèmes: le sujet du 25 janvier tombe à pic! Quand je dis que le hasard c’est joli…

Je profite de ce post qui ne fait pas 12 milliards de caractères pour promouvoir le petit projet 2012: la main dans l’autre (parce qu’on n’a jamais assez de blogs).

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