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Stop et encore

19 janvier 2012

STOP- Pour fêter ma troisième semaine sans WiFi ni ethernet a casa mia: j’ai renouvelé mon nom de domaine. C’est donc depuis le boulot, fort heureusement équipé en réseau, que je signe (et paye!) pour une nouvelle année de vie rougeoyante - STOP

Entre ma flemme légendaire et ma procrastination innée, j’ai bon espoir de récupérer Internet et les câbles qui m’attendent quelque part avant 2013. Si je trouve le courage de mettre le réveil à sonner un samedi… Et si je ne me trompe pas de bureau de Poste cette fois… L’air de rien, ça fait beaucoup de paramètres à réunir pour la brune à grasse matinée que je suis! - STOP

Free propose peut- être des forfaits mobiles tout compris à 19.90€/mois, mais pas encore de livrer ses clients en dégroupage total à 35.98€/mois sur leur lieu de travail. Ça doit être parce que tous les pauvres sont forcément au chômage à guetter patiemment le facteur entre 9h et midi derrière l’œilleton de la maison - STOP

Bref, encore plein d’humour noir et d’amour jaune lagon à venir sur la Seine et à cette adresse jusqu’au 19 janvier prochain - STOP

l'Hôtel de Ville se lève en contre- jour 17/01/12

POST- SCRIPTUM: Je pensais que cette coupure inopinée serait propice à dormir la nuit, lire plus de livres et moins de blogs, regarder moins de vidéos débiles, écrire avec un stylo, boire plus d’eau et moins de vin blanc, refaire mon CV, passer l’aspirateur & autres délices ménagers… Que nenni. Je dois juste recharger le téléphone à 3G plus souvent, bien calée dans mon bordel devant la TNT à 2 du mat’, avec tout un tas de bouquins en retard à rendre à Madame Yourcenar. Cas de connexion désespéré avéré? Stop? ENCOOORE!

(merci)

12 janvier 2012

J’ouvre une parenthèse de temps suspendu… C’est juste un aperçu… Parce que cette journée, je redoutais quand même un peu de la voir arriver…  Même si les copains de 1981 avaient bien chauffé la place… J’ai voulu faire exception à la règle et échapper aux questions plus ou moins existentielles qui vont avec… Mais je suis une nouvelle trentenaire comme les autres… Alors je me suis fermement accrochée à ma vingtaine ces dernières semaines, entre excitation et tumulte, pensant bêtement que cette dizaine sur le départ allait bouleverser le cours tranquille des marées intérieures qui bercent mon ressac quotidien… Puis, hier matin, je ne pouvais plus reculer… Et finalement, le grand saut vers le “bel âge” n’a été que sourires béats & larmes de joie… Devant cette vue imprenable sur Paris depuis le restaurant gastronomique situé dans le ciel de la Tour Eiffel…

… Et face à la vague de chaleur humaine qui a déferlé de toutes parts pour atterrir en plein dans le rouge de mon (vieux) coeur aussi vaillant, souvent, que vacillant, parfois. Merci d’être là et d’avoir rendu cette journée:

MAGIQUE, MERVEILLEUSE & INOUBLIABLE

… Et d’avoir même pensé à commander un soleil d’été au- dessus de ma Ville pour l’occasion, en plus de votre pluie d’attentions!

La parenthèse mielleuse est refermée… Je veillerai délicatement sur elle, comme on garde précieusement un trésor, et me souviendrai toujours de cette pépite de vie… Les photos illustrent le somptueux déjeuner dans les airs qu’on m’a offert, mais les cadeaux onéreux en amour, les messages reçus, et vous, avez tous autant de valeur à mes yeux.

OK… Ça va être dur de retourner manger sous les néons de la cantine ce midi!

La der ou l’avant- der

30 décembre 2011

J’ai badgé à 9h47, dernier léger retard de l’année.
Le cadre sup’ qui sait le moins manager du monde m’attendait pourtant le sourire aux lèvres avec les derniers croissants fournée 2011. Les premiers qu’il n’ait jamais payés aussi… Devant mon étonnement, il a dit: “Parce que j’ai trouvé 10€ par terre ce matin et qu’on n’est pas beaucoup aujourd’hui, servez- vous Aurélie”. Le plus affligeant? La fierté à trahir sa fausse générosité, ou les clampins de permanence qui dévoraient, ravis, des viennoiseries au bon goût de radinerie. Fidèle à mon sale caractère, j’ai décliné de bon cœur en faisant remarquer à l’assemblée que le même raisonnement pouvait expliquer le montant de nos primes; les liasses de billets à trois chiffres ne poussant pas encore sur les trottoirs parisiens. Il paraîtrait que ma clairvoyance gâche les fêtes impromptues de l’ambassadeur.

J’ai badgé à 17h03, dernière grosse journée de l’année.
Entre deux dossiers tâchés au café infect, il y a eu le fou rire quotidien avec la collègue de gauche. Une simple histoire de consonne finale prononcée, quand la personne qui s’appelle Mme Anus au bout du fil voudrait nous faire croire que le S est muet dans son cas (à d’autres). Puis il y a eu l’agacement quotidien avec la nouvelle de droite, qui s’évertue à parler en CAPS LOCK à l’assistante complètement sourde… Au lieu de s’appliquer à former de belles syllabes muettes avec la bouche, pour qu’elle puisse lire plus facilement sur les lèvres. J’avais bien dit à cadre sup’ inférieur en humanité qu’il ne fallait pas la recruter (la débile à qui plus on répète moins elle comprend, pas l’assistante silencieuse, qui elle, est aussi futée qu’elle n’entend pas). Avant de lâcher un “c’est pas possible d’être con à ce point”, je me suis souvenue qu’un open- space déserté pour congés était un bureau sans cloison avec des oreilles.

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C’était aussi la dernière traversée du Pont d’Austerlitz à pied, le dernier “si le métro passe avant que j’atteigne l’autre rive, mon vœu se réalise”, la dernière montée dans le bus 89, le dernier passager pervers qui m’a subtilement indiqué une poussée d’hormones en pensant que sa langue sortie affolerait mes cernes blasés, le dernier livre emprunté à la bibli qui sera englouti dans la nuit, la dernière pluie sur ma frange qui frise sans capuche, le dernier garçon normal qui a osé une approche que nous qualifierons d’honnête et qui s’est enfui devant ma répartie. J’ai dit à Marie: “Tu vois, la répartie ça attire les tordus et ça fait peur aux mecs bien”. Il se peut aussi que je sois une des rares filles à demander si lui ne préfère pas les moules quand on l’invite à dîner d’un plateau d’huîtres. Ça c’est Marie qui m’enguirlande après avoir vu le barbu gêné bafouiller et décamper. Face au regard noir de Marie, j’en ai conclu que “D’façon,  j’m'en fous j’aime pas les huîtres” n’était pas un argument valable pour ma défense.

Pour la folie ambiante, les grandes théories, devenir riche, s’entraîner à taire tout bas ce qu’on pense tout haut, trouver un mari, apprécier les mollusques et les milliards de petites choses qu’on doit apprendre à la veille de l’âge adulte, il y a encore demain, 2012 et toute la vie.

Je ne vous souhaite pas Bonne Année en avance, il y a des chances que ça porte malheur.

À la base de cet article qui n’a finalement rien à voir, je voulais vous raconter que le manque d’envie et d’anonymat me poussait doucement mais sûrement, à une auto- censure très agaçante d’une part, et donc vers le dernier billet rouge d’autre part… Puis, bah, pfff, groumphf… Le frère Noël a déposé un cahier avec une couverture rugueuse et un stylo à l’encre qui glisse pour le remplir… Je dois être comme les gosses qui se persuadent qu’une trousse toute neuve les aidera à rester appliqués… Ou je n’ai pas le courage suffisant pour fermer la boutique qui ne rapporte toujours rien financièrement, mais tellement à ce besoin urgent de déposer les mots quelque part quand ils prennent à la gorge. Je réfléchis encore un peu, jusqu’au 19 janvier, date à laquelle il faudra renouveler le nom de domaine ou déménager à une autre URL secrète. D’ici là, j’aurai peut- être retrouvé l’envie d’avoir envie comme Johnny, et peut- être même remis la main sur le chargeur du Lumix qui joue à cache- cache, ce qui évitera d’illustrer un post déjà bancal avec une photo moche prise au téléphone. Peut- être que peut- être (Patrick Fiori, c’est pire que du Johnny).

En 3012, Noël viendra

23 décembre 2011

Dans cet immense duplex qui surplomberait Paris, il y aurait de la neige sur la Tour Eiffel qu’on apercevrait de très près et de la buée sur les baies vitrées, parce que les adultes parleraient et rigoleraient trop, alors les enfants pourraient s’amuser avec la condensation et dessiner avec les doigts sur les carreaux. Le chalet perdu dans la montagne et les grèves de transports pour y accéder ne me font pas fantasmer… Ceux qui comptent sont à quelques stations de métro (ou bronzés et à des milliers de kilomètres en avion).
Nan, moi je resterais ici, l’appartement serait juste un peu plus grand qu’un F2 en banlieue avec vue sur les immeubles d’en face, mais les gens autour de la table seraient les mêmes que ceux qui vont ponctuer les multiples soirées à venir. Une table sans fin, beaucoup d’eau dans le vin, une table ronde pour éviter les angles, les engueulades et oublier le temps d’un Réveillon unique les rancœurs et les séparations. Zéro paquet doré au pied du sapin paré de rouge qui chatouillerait le plafond, mais quelques heures de joker et de pur bonheur au tintement des verres. Amis, famille(s); tout le monde s’entendrait à merveille, personne n’aurait arrêté de s’aimer, tout le monde serait capable de partager un repas sans avoir à faire d’effort pour se supporter. Les absents qui font cruellement défaut n’en reviendraient tellement pas depuis leur nulle part, qu’ils feraient le voyage de je ne sais où jusqu’à nous. Je ne fume pas, mais pour marquer le coup, j’en grillerais une avec vous sur la terrasse. Je crois que le paquet entier, la cartouche, le tabac et le buraliste pour me pincer y passeraient.

Crédit Photo: Vodkamax

Quand on y réfléchit bien, ça ne servirait à rien. Le lendemain, Jésus aurait toujours pris un an de plus dans ses clous et il embarquerait avec lui dans cet endroit qui n’existe pas les êtres sans chair une deuxième fois. Tandis que les vilains vaillants seraient chacun de leur côté, à ruminer en silence ou à se tailler des costards pour briller de mille feux au Nouvel An pour des mauvaises raisons. Comme avant, comme c’est la vie, comme ça ne peut pas vraiment être autrement.

Le mieux c’est encore de ne pas faillir à la tradition, je vais donc de ce pas m’engouffrer dans la cage aux lions. Où vais- je? Au Forum des Halles un 23 décembre pardi! Je vous assure qu’il n’y a pas mieux pour ressentir la chaleur de son prochain et l’esprit de Noël avec la poignée de retardataires en quête du miracle: trouver le cadeau idéal en une demie- heure top chrono. Pour finir par rentrer une demie- journée plus tard, en maudissant la Terre entière sauf les nombreux miens que j’affectionne au point d’affronter la foule de consommateurs surexcités. On se promettra aussi qu’on s’y prendra en juillet l’année prochaine. Tout en sachant pertinemment qu’on arpentera le Forum le 24 décembre en 2012. Finalement, je serais presque en avance cette année.

Sans une once de second degré, je vous souhaite un Joyeux Noël, que ce soit un soir comme les autres, un soir douloureux ou un soir merveilleux.

Guadeloupe Loser

2 décembre 2011

Je suis déçue.
Terriblement déçue même.
Mais j’ai tenu parole aussi, en honnête candidate qui s’est vautrée sans trop comprendre sur la dernière marche. Mercredi j’ai affirmé au Jury que je trinquerai jeudi, quoiqu’il advienne, épicurienne rancunière que je suis. Alors hier soir, j’ai fêté ma défaite comme il se devait, bien entourée. Mais au bon gros vin rouge qui tâche métropolitain, pas une goutte de rhum blanc guadeloupéen.

Forcément.

aaa

Pas de regrets, puisque j’aurais tout, voire peut- être trop donné durant ce long mois de novembre.
Y compris de la publicité gratuite pour une campagne promotionnelle à laquelle je ne participerai pas, en plus de mener une campagne électorale redoutable sur le web.
Mon blog apparaît tout de même en 3e proposition dans l’ami Google quand on tape “Guadeloupe Trotter”, idem pour mon compte Twitter. J’hésite entre LOL, MDR ou “c’est pas possible d’être aussi Cbonne”. Ces nombreuses visites sur mon site avec des critères de recherche plutôt rageants aujourd’hui ont un goût amer. Depuis l’annonce officielle du vainqueur, c’est même “Juju blog Guadeloupe Trotter” qui est en pôle position des mots référents dans mes statistiques. Je veux bien perdre à la cool, rester sympa, être celle qui a fait connaître le concours au grand gagnant: mais on est en terre rouge, féminine et parisienne ici, qu’on se le dise! Alors il se pourrait que certains billets disparaissent pour cause de référencement énervant?

Non, je vais les laisser tous ces posts dédiés à une aventure qui s’est arrêtée avant qu’elle ne commence vraiment: rien que pour le plaisir de l’ironie!

Merci à la famille, aux amis & aux internautes inconnus d’avoir cru en moi. Les autres? Tant pis pour vous, tant mieux pour lui. La roue semble tourner au rythme tropical et prend donc désagréablement son temps, mais elle tournera, ailleurs ou là.

Edit du 23/01/2012: La roue a délicieusement tourné aujourd’hui- le CTIG, Air France et MonNuage me permettent de décoller pour Pointe- à- Pitre avant la fin de l’année! Je ne manquerai pas de revenir les bras bronzés et chargés de posts. Même si la date n’est pas encore fixée, d’avance, un immense MERCI à Florian.

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