Billet Bissextile à plus de 115 mètres autorisé aux moins de 18 ans
Il paraît qu’hier, 29 février, était un jour de trop.
Je me souviens pourtant des dimanches soirs gâchés par l’étrange sensation qu’il manquait un jour au week- end. Le seul remède à la rengaine précipitée de la semaine suivante était l’odeur des crêpes qui s’échappait de la cuisine pour venir frotter nos narines dans le salon et décorer nos babines (et le canapé) de Nutella, tranquillement installés devant Ça cartoon. Malgré la douceur du moment et nos efforts pour le prolonger jusqu’au lundi, l’heure de retourner à l’école arrivait inlassablement.
Je sais aussi les jeudis soirs calée à l’arrière du bus, les écouteurs vissés aux oreilles et les yeux rivés aux appartements luxueux derrière la vitre sale, parcourue par l’agréable sensation de remonter le boulevard Raspail pour l’avant- dernière fois de la semaine. Malgré l’odeur du pop- corn sucré en sortant du ciné pour cristalliser la fin du week- end et la lumière qui s’échappe des lustres aux plafonds sculptés sur l’avenue Coty que nous remontons à pied, le dimanche aux alentours de 17h- 19h n’a jamais perdu son goût amer.
Alors on avance en tâtonnant, parfois trop lentement, souvent pas assez vite, le plus important étant de ne pas reculer. Ou alors juste pour prendre de l’élan avant de sauter.
Y a -t- il vraiment un jour de trop?
(Je crois que j’avais pas grand chose à dire mais juste l’envie d’écrire, le temps qui s’écoule le long de la Seine et celui qui ne tient qu’à un nuage sur la capitale, restent une source inépuisable de prétextes à brouillons… J’aurais tout aussi bien pu poster un article sur mon nouvel abattant de WC et comment j’ai galéré pour le fixer même pas droit, on se serait marré, mais avouez que la photo pour illustrer aurait été rudement moins jolie)
(Je profite de cette parenthèse pour en ouvrir une autre: cher Jean- Bernard Bros, Adjoint au Maire de Paris chargé des média, au lieu, ou en plus, de retweeter gracieusement mes œuvres sur les réseaux sociaux, il me siérait assez que vous employiez mes talents au sein de votre Cabinet contre un salaire même pas mirobolant, du moins pas encore. Dans l’attente, recevez, Monsieur, l’expression de ma considération insolente distinguée etc… Je suis joignable sur Gmail en haut à droite, ou en DM, ou via FB, ou tout simplement via mon adresse professionnelle en @paris.fr qui se décline avec mon petit nom sur le même schéma que la vôtre, que je la donne pas à tout le monde, sûrement parce que c’est celle dont je suis la plus fière. Bref, cher Président de la Tour Eiffel, si j’étais vous, je ferais bon usage de tant d’honneurs sans évoquer le fait que j’ai carrément plus de followers!)
À bientôt? Je peux faire un crochet par l’Hôtel de Ville dès le premier lundi de mars, parce qu’il n’y a pas un jour de trop à perdre… Cordialement.














Ben alors Jean-Bernard, un commentaire… :) Elle le mérite tellement ! Retwitter c’est bien, la rencontrer c’est mieux. On compte sur vous.
Le 29, un jour de trop, mais bon, il a vraiment annoncé le printemps, et du soleil et de la chaleur nous change la vie ; )
Allez JB ! En plus elle est sexy ; )
Sinon la légende dit qu’un jour, en visite à Paris, un groupe de touristes a embêté @AurélieTheBest. Ainsi naquît la place des invalides…