Mets ton serre- tête
Elle avait toujours mis des rubans de velours rouge dans ses cheveux et jamais omis d’habiller ses amants de latex rose. Sauf ce coup- ci apparemment. Pourquoi les choses devraient- elles être autrement à présent? Parce que les médicaments à heures fixes, les effets secondaires n’importe quand, et la culpabilité, tout le temps.
Il en aura fallu des larmes et des “pourquoi moi?” avant qu’elle ne trouve le courage, la foi et l’envie de remonter en selle. Elle est souvent tombée, il y a eu quelques blessures et il y aura encore beaucoup d’égratignures, celles dont on ne se préserve pas d’un simple geste. Elle le sait et s’en accommode plus qu’elle ne l’accepte vraiment.
Elle tient l’équilibre fragile, l’estime de soi essentielle et l’espoir d’un vaccin. Celui qui libèrerait les corps. Quand il n’y a plus que la chaleur des peaux, sans la tiédeur du plastique.
En attendant, elle avance.
Dans sa course effrénée, elle s’épuise, s’en veut autant d’y croire qu’elle ne cesse de s’accrocher à ce rêve utopique. Le poison dans le sang l’empêche inconsciemment d’attendre les hommes au tournant. Ceux qui continuent pourtant de l’admirer et qui lui prendraient bien un peu plus que la main. Parce que ce n’est pas écrit sur la jeunesse de ses fesses, que la mort coule quelque part entre la passion et les tourments.
Elle ne franchit jamais la barrière de sécurité et se protège aussi derrière le doute. Lorsqu’elle ralentit trop, elle s’abandonne dans les nouvelles thérapies des médecins, le réconfort dans les phares de Maman, le soutien dans les épaules amicales. Celles qui la poussent à enlever les petites roues pour lui faire entendre plus fort la petite voix qui lui souffle tout bas:
L’amour, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas, séropo ou pas.
Cette femme, elle pourrait être moi, toi, lui, nous… Saleté(s) de, déjà plusieurs générations, où les jolies filles doivent mettre instinctivement des serre- tête sur les vilains garçons. Heureusement, il y a un vaste choix dans les goûts et les couleurs, ne nous en privons pas…
Abusons- en gaiement (<— redis- le, à voix haute & en faisant la liaison qu’on rigole)
Pour conclure sur une note plus guillerette, ne négligeons pas le fait que la capote, en plus d’être un outil ludique ET indispensable, peut s’avérer être bien pratique pour s’éviter quelques petits désagréments amenés à devenir grands :
Amies followeuses & ennemis followers, avant tout message privé à 140 caractères sexuels, garde bien au fond de tes bourses en mémoire le danger de la CONsanguinité sur les réseaux sociaux…
Qui a osé dire que j’en connaissais un rayon? Investigation et devoir d’information de twittas(se) qui tweete profond.
Puis tu sais, je suis tellement *sage* en ce moment, que je ne risque rien… Côté bambin! Pour le reste, il y a le temps, et la taille XXL (minimum requis).
















Bravo pour ce rappel ; les Pouvoirs publics devraient bien en prendre de la graine car ça fait pas mal de temps qu’on ne voit plus de campagne anti-sida digne de ce nom, comme si cette saleté était éradiquée, enrayée, “soignable” comme une vulgaire rhino.
Un rappel une fois par an, ça ne suffit pas ! C’est encore et toujours qu’il faut en parler (bravo à cet animateur qui n’oublie jamais de terminer son émission journalière par “sortez couvert”) , encore et toujours qu’il faut se protéger, encore et toujours que les chercheurs doivent être aidés dans leurs travaux ; et ce devrait être encore et toujours que les laboratoires mettent – pour une fois sans compter leurs (rapports) bénéf’ices – les thérapies anti-sida à la portée des moins nantis pour éviter les désastres comme en Afrique et autres pays plus lointains. Quant aux chefs de l’Eglise qui se sont succédés, quels désastres n’a-t-elle pas engendrés avec leurs dogmes obsolètes, leur rigidité ridicule et leur hypocrisie ! Ce petit pas réalisé dans le bon sens cette année arrive bien trop tard.
Si s’aimer = danger, c’est la planète qui est foutue. Encore plus qu’avec le dérèglement climatique dont – par contre – on nous rebat les oreilles.