Les lueurs chinoises de François #Vous&VotreAilleurs #VolAF9
D’ordinaire, François tient un Journal Ordinaire (Ok elle était facile, ça va hein!)… Et pourtant… Quand il va au boulot, il ne prend ni le vélo ni le le métro, mais les airs!
Peut- être, le découvrirez vous seulement lors de ce voyage en Asie, mais ce grenoblois gagne à être lu & connu… Entre autres, parce que je trouve à son écriture et à son univers une sensibilité féminine que j’apprécie beaucoup (attention, ce n’est nullement péjoratif, c’est même un compliment estampillé MLF!). Je suis persuadée que cela n’est pas étranger à la présence de ses petites têtes blondes (ne savoir faire que des filles, c’est avoir tout compris à la vie!).
Attention départ pour le premier Ailleurs de septembre, et c’est François qui tient les baguettes!
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Partir un samedi midi pour aller travailler là bas, à huit mille kilomètres. Laisser mes trois filles derrière, mettre ma valise noire dans la soute du bus qui mène à l’aéroport et puis monter. Dans la valise il y a un costume noir et des chaussures en cuir. La dernière fois que j’ai passé l’ensemble c’était pour le mariage de ma belle-sœur en octobre 2008 ; il y a un an et demi déjà, ça file. Je termine la lecture de Comment peut-on être français ? en écoutant Metallica. Quelques pages, un album et l’aéroport est là.
Pour être bien, j’ai fait simple: jean, t-shirt et une vieille paire de running. Je me croise dans un miroir et je constate que le jean est trop court et que les baskets sont affreuses. A vrai dire j’ai l’air d’un plouc. Je vérifie encore une fois mon passeport avant d’aller au guichet pour l’enregistrement.
L’express jusqu’à Central, le métro jusqu’à Causeway Bay, descendre Jardine’s bazaar, poser la valise à l’hôtel et sortir. Hong-Kong.
Chaud, humide et dense.
J’arpente les allées du Victoria Park dans les vapeurs du décalage horaire et du café à outrance. Les gens profitent de leur repos et s’entassent à plusieurs sur des couvertures. Une couverture suivant l’autre, les trottoirs, les escaliers, les ponts ne sont que gens assis par terre. L’ambiance est paisible comme un dimanche. Je traîne dans les rues adjacentes puis je vais prendre une soupe. Les gens me regardent avec curiosité. A la première fish-ball ils retournent à leurs assiettes.
La journée passe, je regarde la mer.
Le reste de la semaine est studieux, travail oblige. Quarante-cinq minutes de metro -Tseung Kwan O- et vingt minutes de taxi pour l’aller. Je rentre de nuit et vais choisir au hasard dans les restaurants de Jardine’s bazaar. Prendre le pouls d’une ville inconnue sur un rythme de travail a quelque chose de particulier.
J’ai l’impression d’avoir déjà ma place.
Je redemande un verre de lait de soja puis je rentre par des rues détournées.
Merci* pour cette escapade orientale François… Mais cessez donc de vous excuser pour ce côté « premier jet »… Comme tu me l’as écrit « Anyway »… Parce que c’est bien là que réside tout le charme de vos récits!
Ah oui aussi, pendant que je vous ai sous le coude comme on dit! Vous m’avez et continuez à m’envoyer des Ailleurs très jolis, souvent émouvants… Mais vous avez tout à fait le droit (i.e « j’aimerais bien ») recevoir aussi des textes, voire- même des dessins, rigolos! A vos stylos…
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Si vous aussi vous souhaitez prendre le métro 2.0 le temps d’un billet pour nous faire descendre à la station de votre Ailleurs, les instructions à suivre se trouvent au 3e tunnel à droite sous ce lien…
A bientôt sur/entre nos lignes!
Et pour retrouver les pilotes hauts en couleurs qui ont déjà emprunté les couloirs de l’Arc- En- Ciel 2.0,
Prenez la navette (c’est gratuit)!
La Princesse au(x) grand(s) connard(s)
{Pas de méprise: connard est un terme on ne peut plus affectueux. Puis, il n’y a pas de connards sans connasses… Maintenant que les choses sont délicatement posées, aucun bâtard personne ne se sentira visé ou n’aura de raison de s’offusquer. Les personnages et les situations du récit qui va suivre étant purement fictifs… Comme toujours ici!}
Il était une fois un connard qui voulait enfoirer une princesse, mais pas n’importe quelle princesse. Il fit le tour d’Internet pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait; des princesses il n’en manquait pas mais étaient- elles de vraies princesses à la plume aussi aiguisée que leur beauté était insolente? Avec cette princesse- là, ce n’était pas difficile à deviner, toujours un jeu de mot inopiné ou une tournure de phrase inattendue, il se trouvait sur la bonne voie. Il la rentra dans ses contacts, sachant déjà qu’il agirait comme un vilain caonnard.
Un soir, par un temps délicieux, soleil et ciel bleu, un vent léger à décorner les cocus que c’en était séduisant, ils frappèrent à la porte d’un bar, la princesse but sa bière grenadine avec autant de fébrilité que de curiosité.
C’était un connard sûr de lui qui était assis là en face de la demoiselle. Mais grands dieux! De quoi avait l’air sa verve trop rapide? Les paroles sortaient de sa bouche et rentraient dans l’oreille de son altesse… Et il prétendait être un véritable prince épicu(l)- puis plus -rien!
- Nous allons bien voir ça, tu m’as tout l’air d’être comme les autres, si ce n’est pire car plus assuré du fait de ton vieil âge, pensait la jeune princesse, mais elle continua à lui sourire farouchement. Elle se fit raccompagner à moto, ne lui prépara pas la tisane qu’il prétexta pour monter dans sa tour, et mit un mini préservatif sur sa verge(veine). La princesse n’attend jamais le deuxième soir, pas de temps ni de plaisir à perdre avec les canards qui ne vibrent pas. C’est avec le connard au- dessus que la princesse allait coucher cette nuit- là.
Elle reçut ensuite des dizaines de textos qu’elle mit sur le compte de la distance alors qu’elle bronzait à des centaines de kilomètres de lui, elle décrocha encore plusieurs coups d’iPhone avant son retour sur Paris. C’est ainsi que la princesse plaça quelques menus espoirs en son bande mou brand new connard cette semaine- là.
Gare de Lyon, sans nouvelles du connard, elle ne se demandait plus si elle lui avait réellement manqué.
- Bien sûr que oui, répondit- il le lundi, j’étais pressé de te revoir, c’est pourquoi j’ai disparu tout le week- end. Dieu sait ce qu’il y avait dans ce mensonge. J’étais allongé sur des cagoles si molles que j’en ai des vertes et des pas mûres plein mes statuts.
Alors, ils reconnurent que c’était une vraie princesse qui se respecte, puisque sous les joutes verbales, elle avait senti le connard de compèt’. Une fille aussi sensible que clairvoyante ne pouvait être que bonne (tellement qu’on prend soin de la dégager fissa de ses « amis » FB, sait- on jamais qu’elle mette son grain de sel cinglant dans les commentaires équivoques de ses futures duchesses déjà présentes).
Le connard la prit donc pour une conne, sûr maintenant d’avoir affaire à une princesse aussi maline qu’intuitive, et le petit connard fut exposé dans le blog de la connasse déjà remplis de trésors de bâtards, où l’on peut toujours les lire quelque part… La blogueuse est salope, mais loin d’être naïve… Et pas si rancunière!
Et ceci est une vraie histoire.
Cette aventure contemporaine n’est qu’un plagiat satirique remanié à ma sauce blanche et piquante du conte La Princesse au petit pois d’Andersen (qui doit se retourner dans sa Danette). J’avais bien pensé illustrer ce billet avec une mosaïque de photos de mes charmants connards, telle une couverture velue en patchwork… Mais les températures ne sont pas encore assez fraîches, et les connards commencent à être nombreux, nous aurions eu trop chaud… Je la mets de côté pour le rude hiver qui nous attend! Puis, comme on me l’a encore dit il y a peu, on se ferait drôlement chier sans les connards… Alors n’en déplaise aux gentils garçons, on les aime, on les cherche tellement nos connards… Qu’ils vécurent heureux & eurent beaucoup d’enfants!
Nota- Bene: Nul besoin de se prénommer Gérard pour être un connard. Par le plus grand des hasards, c’est déjà la quatrième fois que les miens répondent au même sobriquet, celui qui rime plus avec « se comporte comme un chien » que « type bien ». Il va sans dire que le prochain me sortant « Je m’appelle Sébastianus, du grec sebastos qui signifie vénéré », je prends mes jambes à mon cou avant de prendre mon pied… et de finir vénère!
Post- Scriptum: Dorénavant, j’ai une tendresse toute particulière pour les honnêtes connards, chassant notamment dans les bars, qui ont la franchise de proposer du « Sexe Free » (alors qu’ils veulent du Free Sex en fait) d’un soir, avec orgasme à la clé, sans perdre de temps ni de sentiments avec les faux- semblants… Enfin, sans payer le moindre verre non plus tant que le prédateur n’est pas assuré de voir ton cul…! Clin d’œil rhumé à ma Persillade alcoolisée!
Comme je suis revenue svelte, bronzée de mes vacances dans le Sud- Est et que j’en ai déjà assez du boulot, repartons d’ores et déjà en voyage avec vos Ailleurs! C’est Prax qui fait chauffer doucement mais sûrement le moteur et qui nous fait redescendre dans le Sud, mais du côté Ouest cette fois- ci. Je lisais ses crudités & ses fleurs bleues basques (désormais au repos…) avec avidité… Et m’attendais donc à un récit moyennement chaste de sa part… Puis j’ai eu l’agréable surprise de découvrir un texte très sage… En voilà un homme aux multiples talents (qui a dit chose rare?). Enfilez vos Nique, nous partons fouler le littoral de l’Euskal Herria en suivant les empreintes de pas laissées dans le sable par Monsieur Prax…
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Pourquoi habiter au Pays Basque en été ?
Courir sur le front de mer à Anglet en plein été ? Slalomer durant 9 kilomètres au milieu de ceux qui promènent leurs planches toutes neuves, leurs poussettes, leurs kilos en trop, leurs caleçons de surf, leurs MP4, leurs gamins qui ne tiennent pas sur leurs vélos sans roulette, leurs petits chiens avec des laisses trop longues, bref, s’énerver au milieu des touristes ?
Ez, ce matin on est chez nous, ce matin c’est le vrai Pays Basque, ce matin il pleut !
Matin d’été, très peu de vent, nuages coincés sur les montagnes et libérant sans se presser une pluie fine. Sortir de la voiture, jeter dans le coffre les survêtements, serrer les lacets et partir avec presque rien sur le dos. La grimace des pieds dans la première flaque puis, très vite, le bonheur d’avoir la promenade pour soi. Les rouleaux de l’océan qui claquent à droite et les santolines qui embaument la dune à gauche. Les MNS serrés immobiles sous des parapluies à regarder un océan vide de belles blondes à sauver. Des touristes isolés pendus à leurs téléphones portables pour appeler ailleurs et se plaindre ici qu’il pleut et que le pays est nul et qu’on ne peut pas déjeuner sur la plage.
Courir chez soi. Le bonheur c’est simple comme un coup de mer.
Prax

Je ne connais pas Anglet, alors voici une de mes photos de Saint- Jean- de- Luz, sous un vrai ciel basque!
Merci* pour ce récit en dehors de tes sentiers, « juste pour me faire plaisir »… Prax, tu m’as dessiné là un bel uztargi (ou arc- en- ciel basque, littéralement « pont de lumière »).
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Si vous aussi vous souhaitez chausser les runnings 2.0 le temps d’un billet pour nous faire courir vers votre Ailleurs, les instructions à suivre se trouvent au 3e lacet à droite sous ce lien…
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Et pour retrouver les pilotes hauts en couleurs qui ont déjà emprunté les couloirs de l’Arc- En- Ciel 2.0,
Prenez la navette (c’est gratuit)!
De ces parenthèses qui apaisent*
Une insomnie mensuelle, comme un rituel.
Elle n’est jamais voulue, pas même prévue si je n’ai guère prêté attention à la date dans la journée qui vient de s’écouler. Finalement, le subconscient prend toujours le dessus. Les yeux ne se ferment pas avant 3h le même matin de chaque mois, il paraîtrait que cette heure coïncide avec cet ultime souffle.
Une insomnie aussi douce que des retrouvailles. Ce désir inconscient de rester jusqu’au dernier instant.
Cette nuit blanche , c’est un anniversaire piquant qui ne se fête pas et la 24ème insomnie. Celle- ci je l’ai guettée. Cependant, avec moins d’appréhension que la 12ème. L’échéance est identique mais une année de plus est passée. Du temps qui aura servi à m’y préparer, à la voir arriver avec plus d’aplomb et de détermination. Parce que la douleur s’apprivoise. A coups de petits malheurs et de Grands Bonheurs.
Oui, les commentaires sont volontairement fermés. Comme je retourne parfois le cadre où G* figure dans l’entrée. Parce que je ne veux pas vous embarrasser, que vous vous sentiez obligés de chercher des mots difficiles à trouver… Je préfère mille fois vos bras accueillants et vos rires bruyants! Et surtout, je ne déteste rien de plus au monde que la pitié (quoique puisse en penser Zweig et ceux qui le citent). Puis, je n’ai pas souvent eu envie d’expliquer ou de nous raconter aux gens qui ne savent pas. Quand il m’arrive de laisser cette jolie photo en évidence, alors que je laisse monter à la maison un vilain monsieur pointant du doigt le grand et bel homme chapeauté à mes côtés, je réponds toujours: « C’est quelqu’un qui compte ».
Et jamais je ne mettrai cette phrase au passé.
[Famille, amis & autres personnes attentionnées qui viendraient à lire ce billet: tout va bien hein, et pour longtemps! Je ne vous redis pas merci, mais je le pense très fort, et pas qu'aujourd'hui... :) ]












